19 mai 2008
Un DRH à AP Paris
La rédaction française d'Associated Press est en sous-effectif chronique. Au lieu de recruter des journalistes pour écrire des dépêches, la direction d'AP a eu l'idée d'embaucher quelqu'un pour gérer la pénurie : un directeur des ressources humaines ! Ce qui me rappelle un sketch de Coluche : "Ecrivez-nous ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer".
Voici le communiqué de l'intersyndicale d'AP France
TRACT DE L’INTERSYNDICALE SNJ-CFDT-CGT
Paris, le 18 mai 2008
COMBIEN DE CDD D’ETE POUR UN DRH ??
On nous annonce la création d’un poste de DRH à Paris.
Il y a donc de l’argent à AP-France pour des embauches.
Encore faudrait-il l’investir dans les besoins prioritaires, identifiés depuis longtemps :
-poste de renfort au service commercial
-poste de rédacteur en chef vacant au service français
-poste de technicien vacant depuis des mois
-poste inter-services vacant aux écoutes
-postes vacants au desk français, à la photo et au desk international
-postes de CDD prolongés et pérennisés en CDI dans tous les services
-postes de CDD urgents pour les remplacements de congés d’été et les JO
Si elle voulait investir dans la production, dans la relance commerciale, dans l’avenir du bureau de Paris, la direction d’AP avait donc l’embarras du choix.
Très étrangement, son choix s’est porté ailleurs : un poste de direction supplémentaire. Qui plus est, en charge des ressources humaines, alors même que les RH ont toujours été gérées en interne à AP-France.
Nous en déduisons que, pour la direction, le besoin prioritaire en ces temps de restrictions budgétaires est de pouvoir « gérer au quotidien le personnel et les relations sociales d'AP France ».
Nous en prenons acte et exprimons l’espoir que cette nomination sera suivie d’autres embauches dans des domaines véritablement prioritaires.
L’Intersyndicale SNJ-CFDT-CGT-FO
18 avril 2008
Ce qui s'est vraiment passé au service français d'AP
Voici la version de l'intersyndicale d'AP Paris, exposée dans un communiqué publié ce vendredi
AP : l’Intersyndicale prend acte du retrait du projet Eveno-Bolloré
L’Intersyndicale SNJ-CFDT-CGT-FO de l’Associated Press prend acte du retrait du projet de reprise du service français de l’AP, annoncé jeudi dans un communiqué à l’AFP par son principal initiateur, Bertrand Eveno, associé à une filiale du groupe Bolloré.
En quatre mois de procédure d’« information », tant l’AP que les repreneurs potentiels se sont montrés incapables de défendre leur propre projet. Incapables d’« informer » convenablement les salariés sur ce plan de cession/reprise, incapables de les convaincre de son bien-fondé et de sa viabilité, incapables de les rassurer via des garanties écrites sérieuses et, finalement, incapables d’emporter leur adhésion.
Dès les premiers jours, le personnel, constatant l’ampleur des carences apparues dans ce projet, a tiré la sonnette d’alarme et réclamé officiellement, par la voie de ses représentants, des informations cruciales mais étrangement absentes : le plan de financement du repreneur majoritaire, le pacte d’actionnaires entre Eveno et Bolloré, l’accord de partenariat prévu sur 10 ans entre l’AP et les repreneurs, le projet rédactionnel, le maintien de l’indépendance éditoriale et d’un journalisme de qualité, la préservation de l’emploi.
Pendant quatre mois, malgré les demandes répétées et insistantes des salariés, la direction de l’AP et les repreneurs, de façon totalement incompréhensible, ont refusé d’apporter ces informations fondamentales, instillant, par là même, le doute sur leurs intentions réelles.
Pour seule réponse aux demandes pressantes d’informations des salariés, le repreneur potentiel a présenté un « business plan » qui, loin de les rassurer, a mis au jour un vaste plan social visant les pigistes et correspondants en province, révélant en creux son projet rédactionnel caché. Inquiétude confirmée par l’AP qui a fini par avouer que la cession envisagée n’était pas complète puisqu’elle entendait conserver ses postes détachés à l’Elysée, Matignon, Assemblée nationale, Palais de justice, privant du même coup le futur service français d’une part essentielle de sa production propre et de sa valeur ajoutée.
Malgré le refus de l’AP et des repreneurs de fournir l’information loyale, sincère et complète due aux salariés, les représentants du personnel, par sens des responsabilités, ont continué de leur tendre la main en les invitant inlassablement, et jusqu’à une date récente (le 20 mars encore), à négocier avec les organisations syndicales un accord collectif de garanties. Cette main tendue a été systématiquement repoussée ou ignorée. Pour preuve de sa bonne volonté, la rédaction a rédigé une « plate-forme de garanties » à laquelle les repreneurs potentiels n’ont jamais répondu.
Sous la pression, le tandem de reprise a fini par soumettre au comité d’entreprise, sans aucune négociation préalable, une lettre dite de « garanties » qui ne répondait nullement aux inquiétudes du personnel puisqu’elle ne prévoyait pas l’hypothèse la plus redoutée -le dépôt de bilan- et que la garantie financière du groupe Bolloré en tant que tel n’y figurait pas.
Il est facile aujourd’hui de réécrire l’histoire et d’inverser les rôles. La réalité est pourtant simple : l’AP a constamment cherché à fuir son obligation d’information, les repreneurs potentiels ne se sont jamais mis en position de convaincre le personnel et ses représentants.
Si elle avait vu le jour, cette agence de presse « low-cost », imaginée par le tandem Eveno-Bolloré avec la bénédiction de l’AP, aurait été vouée à l’échec à court terme, avec le risque pour une centaine de salariés de se trouver en face d’un actionnaire majoritaire insolvable.
Le projet Eveno-Bolloré est désormais retiré. Sitôt la page tournée, la direction de l’AP a cru bon, dans la précipitation, de devoir réitérer ses menaces de fermeture du service français. L’Intersyndicale, pour sa part, entend garder le sens des responsabilités et veut croire à celui de la première agence de presse mondiale. Elle invite la direction de l’AP à renouer un dialogue constructif avec elle et les autres représentants du personnel afin d’envisager sereinement notre avenir commun.
L’Intersyndicale SNJ-CFDT-CGT-FO
Au revoir, M. Eveno
Bertrand Eveno (qui était associé à une sous-filiale du groupe Bolloré) a finalement renoncé à acheter le service français d'Associated Press. De New York, le vice-président d'AP Tom Brettingen a envoyé ce message à l'"irresponsable" rédaction française qui s'était fermement opposée à cette cession.
Dear All,
We have just been notified that Bertrand Eveno and the Bollore Group have withdrawn their offer to buy the AP’s French Service due to, as they state, the “blockage, systematic hostility, and even publicly expressed denigration” of the project and the buyers by French Service staffers collectively and their representatives.
To me, your opposition to the sale without even an objective discussion with the potential buyers is incomprehensible and borders on irresponsible.
This project offered you the opportunity to be part of the development of a second French news agency, a challenger in the market supported by a French group well-known for its dynamic performance and powerful market presence. The proposed sale was all the more attractive in that it came with solid safeguards for editorial independence and employment guarantees.
We are stunned by your rejection of a project that, for the AP, was our only viable alternative to ensuring the continuity and survival of the French Service.
We have made you fully aware of the French Service’s problems, which hamper AP’s needed evolution from a wire service to a global news network in a rapidly changing media environment. By blocking this sale, you force AP – in the midst of a very difficult competitive and economic environment – to consider shutting down the service.
We deeply regret that your actions have put us in the position of considering solutions with consequences that are humanly regrettable but economically unavoidable.
Sincerely,
Thomas R. Brettingen
Senior Vice President and Chief Revenue Officer
The Associated Press
New York, N.Y.
Et voici la dépêche de nos confrères (qui ont bien connu M. Eveno) sur le retrait du projet :
PARIS (AFP) — Les candidats au rachat du service français de l'agence Associated Press renoncent à ce projet en raison d'une "situation insoluble de blocage", a indiqué jeudi dans un communiqué Bertrand Eveno, qui était associé au groupe Bolloré dans cette offre.
"Constatant avec regret une situation insoluble de blocage, les initiateurs du projet de reprise du service en langue française de Associated Press retirent leur offre", indique M. Eveno, ancien président de l'Agence France-Presse.
Le personnel du service français d'AP avait suivi en mars un mot d'ordre de grève et avait voté contre le projet de reprise présenté par Bertrand Eveno et le groupe Bolloré.
Dans un texte qui accompagne l'annonce de cette décision, les deux repreneurs potentiels constatent "avec regrets" que "le comportement systématique des salariés fait obstacle, de manière dirimante, à la poursuite du projet".
Ils estiment avoir fourni une "masse d'informations" par écrit, mais "l'opposition des salariés" ne leur a pas permis de rencontrer le comité d'entreprise, le secrétaire du comité, la rédaction en assemblée générale ou même le secrétaire général de la rédaction, Matthieu Wintrebert, affirment-ils.
Bertrand Eveno assure que les repreneurs avaient proposé le maintien d'institutions représentatives du personnel "au-delà de ce que la loi exige" et des "indemnisations financières" individuelles en cas d'interruption de contrats de travail, après la reprise de l'entreprise.
"Tous ces efforts se sont avérés vains, l'hostilité des salariés s'est accentuée", poursuit M. Eveno.
"Devant ces répétées réactions négatives, au-delà du raisonnable, nous ne pouvons que prendre acte du fait que le projet initial perd sa signification, qui était de reprendre une branche d'activité +en ordre de marche+ avec ses effectifs actuels, en conservant les emplois existants, afin de se consacrer prioritairement au redressement, puis au développement", conclut M. Eveno.
Bertrand Eveno avait présenté mi-décembre un projet de reprise du service français d'AP, en partenariat avec le groupe Bolloré. Le projet prévoyait que cette reprise se ferait par le biais d'une société nouvellement créée, qui serait détenue à 60% par M. Eveno et à 40% par le groupe Bolloré. La direction d'AP justifie la cession du service français par son "déficit chronique".
17 avril 2008
Lettre ouverte à Bertrand Eveno
M. Bertrand Eveno, le 26 mars 2008, vous déclariez à l’AFP, au sujet de votre projet de reprise du service français d’Associated Press : « Si la rédaction organisait un vote qui démontre que l’essentiel de la rédaction ne souhaite pas ce projet, il ne faudrait surtout pas continuer ».
Le lendemain, l’ensemble de la rédaction parisienne du service français d’Associated Press, en grève à 100%, vous demandait lors d’un vote en assemblée générale de retirer votre projet, monté en association avec une sous-filiale du groupe Bolloré. Vous n’en avez rien fait. Les journalistes du service, dans le reste de la France, se prononcent à leur tour.
A ce jour, 73% de la rédaction (soit la totalité des personnes ayant répondu à la date du 17 avril) vous demande de renoncer.
M. Bertrand Eveno, quand allez vous mettre vos actes en accord avec vos paroles ?
MOTION DU SERVICE FRANÇAIS D’ASSOCIATED PRESS
La rédaction du service français d'AP dit non au projet Eveno-Bolloré
La rédaction du service français de l'Associated Press constate que le projet de reprise présenté par Bertrand Eveno n'est ni sérieux, ni solide, ni financé.
En conséquence, la rédaction du service français exige le retrait immédiat du projet Eveno-Bolloré.
30 mars 2008
Les Ricains soutiennent les grévistes d'AP France
La grève à AP France jeudi a été entièrement suivie : zéro dépêche sur le fil de 0h à minuit. La rédaction de Paris a voté à l'unanimité contre le plan de reprise d'Eveno (un projet vaguement soutenu par Bolloré via une obscure sous-sous-filiale). Et outre le soutien des syndicats de l'AFP, l'intersyndicale d'AP France a reçu l'appui de la centrale qui représente les employés d'AP aux Etats-Unis. Voici quelques communiqués récapitulant les derniers événements :
Voici le texte de la motion adoptée ce jeudi en assemblée générale :
"Le service français d'AP dit non au projet Eveno-Bolloré
Les personnels du service français de l'Associated Press, réunis en assemblée générale jeudi, constatent que le projet de reprise présenté par Bertrand Eveno n'est ni sérieux, ni solide, ni financé.
En conséquence, le service français d'AP exige, à l'unanimité des votants, le retrait immédiat du projet Eveno-Bolloré.
Le service français de l'Associated Press".
Voici la lettre ouverte de l’intersyndicale d’AP France à Bertrand Eveno
“M. Eveno, partez !
Vous vouliez le service français de l’Associated Press, le service français n’a pas voulu de vous.
Vous nous aviez mis en demeure d’organiser un vote. C’est fait : la rédaction parisienne du service français a voté jeudi à l’unanimité contre votre projet et pour son « retrait immédiat ».
Dans ce cas, disiez-vous à l’AFP la veille de ce vote, « il ne faudrait surtout pas continuer ». Nous vous prenons au mot : ne continuons surtout pas, arrêtons les frais, dès aujourd’hui.
Vous disiez aussi que votre projet n’aurait « plus de sens » si une majorité des personnels s’y opposait. Nous sommes d’accord avec vous : votre projet n’a plus de sens.
Vous cherchez aujourd’hui à faire croire que le vote parfaitement démocratique de la rédaction n’est pas légitime. Quel autre subterfuge allez-vous trouver pour fuir vos responsabilités ?
Pour notre part, nous avons pris nos responsabilités, prenez les vôtres.
Quel crédit peut accorder la rédaction à un homme capable de se dédire ainsi à quelques heures d’intervalle? Aucun. Une telle mauvaise foi fait craindre le pire sur la sincérité de votre projet.
Nous avons perdu tout espoir de bâtir un jour une relation de confiance avec vous. Nous refusons de travailler avec vous dans cette Nouvelle Agence low-cost. Votre objectif serait-il de reprendre une rédaction contre son gré ?
Nous avons atteint le point de non-retour. Ayez l’élégance d’en tirer les conséquences et quittons-nous bons amis.
L’Intersyndicale SNJ-CFDT-CGT-FO”
Voici le communiqué de soutien de l’intersyndicale de l’AFP :
“L'intersyndicale toutes catégories de l'AFP (CGT-SNJ-CFDT-FO-Sud) apporte son soutien aux personnels d'AP France en grève de 24 heures ce jeudi pour rejeter un plan de reprise du tandem Bollore-Eveno.
Cette volonté de reprise d'AP dans des conditions floues sur le fond comme sur la forme par le groupe Bollore ne peut que provoquer l'inquiétude légitime de nos collègues.
Le plan proposé par l'ancien PDG de l'AFP, vise avant tout à fournir de l'information "light" et faire concurrence à l'AFP en s'associant aux clients patrons de l'AFP. La menace sur les emplois est clairement affichée dans ce projet.
Ce plan de reprise d'AP France survient au moment où le PDG de l'AFP Pierre Louette, ancien numéro deux de l'agence sous la présidence Eveno, cherche à réduire la couverture rédactionnelle de l'agence dans l'hexagone et à diminuer les emplois.
Mais aussi par ses déclarations urbi et orbi faisant état d'une intention de modifier le statut de 1957 qui jusqu'à présent a su garantir l'indépendance et la place dans le monde de l'AFP.
Comme à AP France, les personnels de l'AFP ne peuvent qu'exprimer leur inquiétude face à ces menaces sur l'avenir de l'agence, alors que les négociations sur le nouveau COM se déroulent dans l'opacité la plus complète.
L'intersyndicale de l'AFP appelle à une réunion avec les syndicats d'AP pour mener des actions communes.
Voici le communiqué de soutien du syndicat des employés d’AP aux Etats-Unis :
“The News Media Guild, the union that represents U.S. AP employees, stands for quality journalism, the independence of our work from political pressures, good faith bargaining and good wages and benefits.
It shares these values with the French unions now striking The Associated Press for 24 hours because of a proposed sale of AP’s French language service to Bertrand Eveno and the Bolloré group.
While market pressures are a fact of life, we believe AP should insist that its business partners live up to quality journalism standards. Quality journalism begins with wage and benefit levels that attract and retain talented reporters. And it must include editorial independence from political pressure.
The AP has recognized the importance of employee financial dealings through its U.S. ethics policy, which is aimed at avoiding conflicts of interest that could call the credibility of its news report into question. It should apply no less a standard in its business dealings in France.
The News Media Guild supports the striking French journalism unions in their effort to reach a fair agreement that protects quality journalism.”
Voici le communiqué de soutien de la Fédération internationale des journalistes :
“IFJ Backs Associated Press French Strikers in Battle to Protect Quality Service
28/03/2008
The International Federation of Journalists (IFJ) today called on management at the Associated Press to reconsider the proposed sale of its French service in a deal that they say could seriously undermine its quality and objectivity.
Journalists working for the AP French service, which provides news for French media, held a one day strike on Thursday, shutting down the wire in protest of a plan to sell the service to Bertrand Eveno and the Bolloré group.
The unions representing the journalists say that the sale will damage the quality and independence of the AP French service.
“Our colleagues’ fears that this sale will turn the high-quality news wire into a ‘low-cost’ agency and that professional standards and independence will suffer,” said IFJ General Secretary Aidan White. “We stand in solidarity with the workers at the AP in their fight to maintain the integrity of the service.”
The IFJ is supporting the Intersyndicale group, made up of four French unions representing AP workers, in their demand that the AP only consider a sale of the service to a group that will not cut quality in pursuit of cutting costs.
The 24-hour strike held from midnight Wednesday to midnight Thursday has shut down the AP’s French service today. No AP journalists from the French service, either based in Paris or in the rest of France, worked during the strike, the unions said.”
Le meilleur pour la fin, voici l’e-mail que le chef du bureau d’AP Paris, Pierre-Yves Glass, a envoyé aux journalistes du service français :
“Chers tous,
Plus que jamais, dans un contexte difficile obligeant l'AP à une réorganisation en profondeur, la cession du Service français apparaît comme la seule façon d'empêcher sa fermeture prochaine et définitive.
Alors que la pérennité du Service français est directement en cause, je serais consterné que l'opposition déraisonnée de quelques uns conduise à rendre impossible un plan de cession qui m'apparaît solidement structuré et étayé par des repreneurs puissants _ Bertrand EVENO appuyé par le Groupe BOLLORE _ qui plus est encouragé par l'AP.
Votre rejet de principe est d'autant plus incompréhensible qu'il intervient sans explication raisonnable de votre part et sans avoir permis aux repreneurs de défendre leur projet auprès de vous. Je déplore que les personnes élues pour vous représenter aient jusqu'à présent systématiquement refusé toutes les invitations à débattre et échanger en toute transparence avec des repreneurs volontaires et ouverts à un dialogue constructif.
Je vous invite tous à mesurer individuellement l'impact négatif immédiat des positions radicales exprimées par certains et diffusées largement en dehors de l'AP sans aucun discernement.
Dès lors que les intérêts de l'agence sont menacés et que l'échec de la cession conduirait à devoir procéder à des licenciements que nous avons tout fait pour éviter, il est de ma responsabilité de partager avec vous, après l'avoir fait avec vos représentants, mes convictions.
PY”
26 mars 2008
Grève à AP France
Appel à une grève totale de 24 heures jeudi à l’Associated Press
L’Intersyndicale SNJ-CFDT-CGT-FO de l’Associated Press appelle l’ensemble des personnels concernés d’AP France à une grève totale de 24 heures jeudi 27 mars 2008.
Ce mouvement affectera tout le fil français de l’Associated Press jeudi de 0h00 à minuit.
L’intersyndicale, appuyée par l’ensemble de la rédaction du service français de l’Associated Press, rejette en l’état le plan de reprise du tandem Eveno-Bolloré.
Trois mois et demi après sa première présentation en comité d’entreprise, le projet imaginé par le duo de repreneurs potentiels apparaît désormais au grand jour : celui d’une agence de presse « low-cost ». Qualité au rabais, couverture au rabais, indépendance au rabais, effectifs au rabais, garanties sociales au rabais et, surtout, financement au rabais.
M. Eveno n’a pas le sou et son partenaire Bolloré se montre bien pingre avec lui. Bolloré s’engage à reculons dans ce projet aventureux, en se dissimulant derrière une toute petite coquille, prêt à retirer ses billes à tout moment.
Par son intransigeance, son mépris de la rédaction et des organisations syndicales et l’amateurisme de son projet, M. Eveno n’a réussi qu’une chose : braquer contre lui une rédaction entière. A présent, pour bâtir la confiance, il faudrait apporter des garanties autrement plus consistantes que les vagues promesses présentées la semaine dernière en CE.
Aux abois, la direction d’AP France tente de passer en force, avec pour seul argument le chantage à l’emploi, un procédé indigne de la « première agence de presse mondiale ».
Nous le disons et le répétons depuis plus de trois mois : sans garanties solides et convaincantes, le service français fera tout pour faire échouer cette cession.
L’Intersyndicale SNJ-CFDT-CGT-FO de l’Associated Press
27 janvier 2008
En grève
Le service français de l'Associated Press, réuni en assemblée générale, a voté une grève totale de 24 heures pour la journée du lundi 28 janvier 2008.
La direction d'AP tente d'imposer son plan de cession du service français en accéléré, au mépris de tout dialogue social.
Incapable de présenter une information complète, loyale et sincère, elle cherche à passer en force au comité d'entreprise, à coups de mauvaise foi et de manoeuvres dilatoires.
Excédée par ces méthodes, la rédaction du service français, après avoir multiplié les mises en garde, est donc en grève. Rien n'est joué : de graves failles juridiques minent le projet, dont la viabilité économique reste à prouver.
La rédaction d'AP veut un vrai dialogue avec un interlocuteur valable pour obtenir de vraies garanties sociales et rédactionnelles.
La direction d'AP, qui sera partenaire de la nouvelle agence si elle voit le jour, ne peut fuir ses responsabilités.
Quatre mois après les premières rumeurs de cession au tandem Eveno-Bolloré, les salariés sont toujours dans l'inconnu. La direction les mène en bateau et veut se débarrasser d'eux le plus vite possible. Ils ne se laisseront pas faire.
L’intersyndicale de l’Associated Press (snj, cfdt, snj-cgt et fo)
20 juillet 2007
Paris Plages
Ouverture de Paris Plages.
Je suis très fière du titre de mon avant-papier.
Si vous préférez le site officiel, c'est ici. Il y a notamment le programme des concerts FnacIndéTendances (entre pont Marie et pont de Sully). Ce soir : Tété et AaRON.





























